Chaque année, le 10 septembre, se tient la Journée mondiale de prévention du suicide. Elle a pour objectif de mobiliser l'opinion publique contre ce fléau insoutenable.
Une dépression non détectée, et c'est peut être la vie de l'un de nos séniors qui est en jeu. On estime que 5 à 30% des personnes de plus de 65 ans souffriraient de dépression, et jusqu'à 45 à 51% chez celles qui vivent en maison de retraite. 15 à 50% seulement seraient diagnostiquées.
La mort est l'une des pensées qui revient de façon récurrente chez le sujet dépressif. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Restons donc vigilant et surtout à l'écoute de nos ainés !
Selon un article du Figaro, les personnes âgées se suicident en moyenne beaucoup plus que le reste de la population, surtout après 85 ans, chez elles ou en maison de retraite.
Une étude de l'Inserm publiée par la Drees (ministère de la Santé) qui dresse un état des lieux du suicide en France en 2006 révèle des données inquiétantes qu'il convient d'analyser. Selon cette étude, le taux de suicide a baissé de 20% en vingt-cinq ans alors que depuis 2000, il augmente chez les jeunes baby-boomers (45/54 ans), notamment chez les hommes.
Ainsi, en 2006, 10.423 suicides avaient été enregistrés en France dont 7.593 hommes et 2.830 femmes. Le nombre de suicides atteint un pic dans la tranche d'âge des 45-54 ans avec 2.295 décès, soit deux fois plus que celui des jeunes de 25-44 ans et 1,5 fois plus qu'entre 45 et 74 ans. « C'est cette tranche d'âge qui souffre le plus, qui supporte le plus de pressions, qui est plus déstabilisée face à l'avenir, aux incertitudes de la vie », affirme Françoise Facy, directrice de recherche à l'Inserm, Le figaro publie des données plus récentes tout aussi inquiétantes.
En France, comme "dans plusieurs pays, les taux de suicide les plus élevés se retrouvent chez les aînés, spécialement chez ceux qui ont 85 ans et plus", constate l'Association internationale pour la prévention du suicide (AIPS). Ainsi, selon les chiffres de l'Institut national de recherche médicale (Inserm), le taux de suicide s'élève à 17,1 suicides pour 100.000 habitants dans la population générale, tandis qu'il atteint les 32 pour les 75-84 ans, les 44 pour les 85-94 ans et les 38,8 pour les plus de 95 ans.
Nos séniors se sentent ainsi "rejetés par une société très méprisante envers les gens qui ne sont plus actifs". Souvent isolés et voyant leur état physique décliner, beaucoup de patients âgés ne voient pas d'autre issue, explique le Dr Sophie Moulias, gériatre à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
La dépression, qui représente la cause la plus courante du passage à l'acte suicidaire, est une maladie à part entière qui doit être traitée comme telle. Il faut la combattre sans relâche pour éviter ce geste tragique, révélateur d'un mal-être insoutenable. On estime que 60 à 70 % des syndromes dépressifs des personnes âgées sont négligés, méconnus ou mal pris en charge.
Cependant, il n'est pas toujours évident de repérer la dépression de nos ainés, lorsqu'ils résident dans leur domicile. En revanche, pour ceux qui sont hébergés en maison de retraite, ces symptômes sont beaucoup plus facilement détectables par les équipes de professionnels en place. L'encadrement du malade par le personnel des maisons de retraite et leurs équipes de professionnels semble ainsi être la meilleure solution si l'on privilégie les intérêts du patient.
Maison de retraite Rennes se propose ainsi de vous aider à trouver, gratuitement et sous 24h, une structure parfaitement adaptée aux besoins du malade. Si vous désirez résider dans une maison de retraite à Rennes et sa région, n'hésitez pas à vous faire conseiller et aider gratuitement par notre organisme.